Après deux brèves remplies d’espoir, il n'aurait pas été très correct de ne pas proposer un digest sur la version finale de Nostalgeo no Kaze. Parce que bon, ok, se pavaner devant des "previews" c'est bien joli, mais ça doit avoir autant de valeur que la troupe de Cléopâtre recevant un NRJ Music Award avant même la première représentation du spectacle.Surtout que Nostalgeo a eu la bonne idée de passer au travers du souffle fétide de la hype moisie de façon tellement extrême qu’il en a oublié de se vendre. Gageons que ces quelques lignes (un peu) et sa future sortie US (surtout) lui redonnent un nouveau souffle de nostalgie, il le mérite bien le bougre.
Balancé en plein XIXème, le joueur incarne le jeune Eddie parti à la recherche de son père, explorateur archéologue (pléonasme ?) et accessoirement porté disparu. En cours d'aventure, il rencontrera évidemment d'autres protagonistes qui se joindront à la tâche, comme Pad le voyou orphelin au grand cœur ou Fiona la prêtresse mystérieuse seule capable d'ouvrir l'accès au trésor légendaire attisant toutes les convoitises.
Comme vous l’aurez remarqué de vous-même le scénario n’invente rien… mais qu’importe ! Car comme dans un bon Allan Quartermain l’intérêt est ailleurs, à savoir dans le cadre et l’atmosphère (et Sharon Stone). En l’occurrence le périple ne prend pas place sur Dezoris, Ivalice ou quelconque autre territoire imaginaire, mais plutôt dans des lieux connus de tous, principalement des sites riches en symboles culturels ou archéologiques comme les Pyramides d'Egypte, la Tour de Babel, le Tibet ou l’île de Pâques.Cette tonalité fortement orientée vers l'Histoire est pondérée par le design tout japonais de la chose et par l'omniprésence d’aéronefs fendant le ciel, pour un résultat rappelant les grands classiques de la chasse aux trésors et auquel il ne manque guère qu’Esteban et Zia pour que la fête soit complète.
Fans de Laputa, Grandia et autres Eternal Arcadia, ce jeu est pour vous !
En plus d’être techniquement au poil (la 3D sur DS est certes ce qu’elle est, mais on ne peut pas dire que les mecs de Matrix soient des brèles dans le domaine – cf. les remakes de FFIII & IV), le chara-design de Yoshiteru Tsujino (Tengai), l'enemy-design de Keita Amemiya (Rudora no Hihô), le vehicle-design de Takuhito Kusanagi (Grandia), ou encore les musiques de chez T’s Music (big up aux fans de la PCE) ne font que renforcer ce sentiment d’être devant un RPG Red Company développé avec des recettes de grand-mère, celles de la grande époque qui continuent à nous faire pétiller les narines. En somme, un jeu de 1994 développé en 2008.
Plutôt facile à terminer avec ses 25h au compteur, l’aventure bénéficie de missions annexes, notamment des World Treasures à découvrir au gré des voyages en airship, ainsi d’un système de guildes (cf. FFXII ou SnK) permettant de rogner encore quelques stations de RER. Dommage que les Guild Quests en question ne soient guère plus que des prétextes pour reparcourir des donjons déjà visités.
Comme vous l’aurez remarqué de vous-même le scénario n’invente rien… mais qu’importe ! Car comme dans un bon Allan Quartermain l’intérêt est ailleurs, à savoir dans le cadre et l’atmosphère (et Sharon Stone). En l’occurrence le périple ne prend pas place sur Dezoris, Ivalice ou quelconque autre territoire imaginaire, mais plutôt dans des lieux connus de tous, principalement des sites riches en symboles culturels ou archéologiques comme les Pyramides d'Egypte, la Tour de Babel, le Tibet ou l’île de Pâques.Cette tonalité fortement orientée vers l'Histoire est pondérée par le design tout japonais de la chose et par l'omniprésence d’aéronefs fendant le ciel, pour un résultat rappelant les grands classiques de la chasse aux trésors et auquel il ne manque guère qu’Esteban et Zia pour que la fête soit complète.
Fans de Laputa, Grandia et autres Eternal Arcadia, ce jeu est pour vous !
En plus d’être techniquement au poil (la 3D sur DS est certes ce qu’elle est, mais on ne peut pas dire que les mecs de Matrix soient des brèles dans le domaine – cf. les remakes de FFIII & IV), le chara-design de Yoshiteru Tsujino (Tengai), l'enemy-design de Keita Amemiya (Rudora no Hihô), le vehicle-design de Takuhito Kusanagi (Grandia), ou encore les musiques de chez T’s Music (big up aux fans de la PCE) ne font que renforcer ce sentiment d’être devant un RPG Red Company développé avec des recettes de grand-mère, celles de la grande époque qui continuent à nous faire pétiller les narines. En somme, un jeu de 1994 développé en 2008.
Plutôt facile à terminer avec ses 25h au compteur, l’aventure bénéficie de missions annexes, notamment des World Treasures à découvrir au gré des voyages en airship, ainsi d’un système de guildes (cf. FFXII ou SnK) permettant de rogner encore quelques stations de RER. Dommage que les Guild Quests en question ne soient guère plus que des prétextes pour reparcourir des donjons déjà visités.
Un constat simple est que sorti des adaptations/remakes, il n'y a pas des masses de grands RPG sur consoles portables. A titre d’exemple la GBA n’en a eu que deux représentants : Mother 3 (qui n’aura mis que deux ans pour goûter à la popularité qu’il mérite, soit trois fois moins que son prédécesseur, c’est déjà ça) et Oriental Blue (d'une richesse incroyable, mais raisonnablement à oublier pour les non-japonisants). J'espérais secrètement que Nostalgeo puisse se rajouter à la liste mais, en étant honnête et malgré tout le bien que j’en pense, il n'en n'a pas la carrure : trop classique dans son histoire et manquant de complexité et de folie, c'est mon RPG original préféré sur Nintendo DS et un vent d'air frais qui fait un bien fou, mais pas pour autant un inoubliable.
Focalisé sur le passé, que ce soit dans son design retro, sa thématique archéologique et même son titre tellement explicite, Nostalgeo no Kaze assume à fond son statut de relique-cadeau réservée aux fans de l’époque sacrée. Pour les autres, il reste un excellent titre ficelé avec un amour digne des meilleures paupiettes, mais auquel il manque probablement une pointe de liant pour en faire un plat du chef.
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