25 août 2006

Ape Escape 3 (PS2)

Ah, « le jeu de l’été » quel beau concept quand même. Mais si, vous savez, ce soft agréable dans lequel on peut se laisser happer sans scrupule, un verre de diabolo-grenadine dans la main, sans avoir à culpabiliser parce qu’il faut aller au charbon le lendemain.
Cette année, c’était Ape Escape 3 l’heureux élu. Il faut dire que sur la papier c’était un parfait client : de la plateforme sympache, des environnements ensoleillés, de l’humour et surtout des centaines de singes funky.
Et vu qu’en plus je n’y connaissais que dalle en Ape Escape, je crois que c’était le moment de rattraper cette lacune (le jeu est quand même sorti depuis un an, le bougre…). Grand bien m’en a pris, je viens de le terminer hier (60% en 7h30), et pas de doute : cet Ape Escape 3 est définitivement le parfait compagnon des après-midi plateformer sous le soleil.

En y repensant, je crois que la chose qui m’a le plus plu reste l’habillage, qui est véritablement fantastique : chanson débile sur l’écran de présentation (en tout cas dans la version japonaise), personnages qui discutent dans des grosses bulles toriyamesques, hub génial et évolutif, plein de couleurs partout, … Je ne vous parle même pas des images et polices utilisées pour illustrer chacun des vingt niveaux tellement elles sont puissantes et parodient avec brio les thématiques chères au monde du cinéma.

L’autre grande qualité de Ape Escape 3, c’est d’offrir un fun simple mais constant, du début à la fin (le combat final est fabuleux !), faisant ainsi la nique à un Mario Sunshine souvent pénible. Un comble quand on compare les passés de SCEI et Nintendo dans le domaine.
D’ailleurs, excusez d’avance la comparaison farfelue, mais ça me fais penser que l’autre jour je reprochais justement à Final Fantasy XII d’en montrer trop, trop vite, faisant naître une désagréable sensation de stagnation au fur et à mesure que l’on avance dans l’aventure. Et bah dans Ape Escape 3, c’est le contraire, tout est réglé au poil : chaque niveau est différent du précédent, et surtout les accessoires et costumes (brillants) sont distribués d’une façon parfaitement espacée et réfléchie. En gros, on découvre une nouvelle façon de jouer toutes les demi-heures.

Bref, il y a plein d’autres choses à dire sur ce jeu, que ce soit la mise en scène classieuse lors des affrontements contre les boss, les véhicules rigolos, les musiques (celle du costume de chevalier est surpuissante !) ou tous les petits bidules à débloquer (dont un certain mini-game qui a plus fait parler de lui que le jeu lui-même : triste), mais on y serait encore demain.
Au milieu de tous ces superlatifs, il y a bien certes quelques défauts, en particulier des petits problèmes dans la gestion des caméras et des sauts, mais rien qui ne l’empêche de s’asseoir sur les épaules d’un géant.

Donc voilà, même si en France personne ou presque n’en n’a quelque chose à foutre de la série Ape Escape -je le sais, j’étais comme vous il y a encore un mois-, ne vous arrêtez pas à cet injuste dédain et faites vous plaisir avec cet épisode : dynamique, varié et drôle, c’est l’un des meilleurs titres du genre depuis longtemps.