10 octobre 2008

Crisis Core - Final Fantasy VII (PSP)

La PSP, c’est avant tout un browser Internet de voyage fort pratique pour se tenir au courant de ce qu’il se passe dans le monde, tout en restant au chaud bien terré au fond de son lit. Accessoirement, elle lit également les UMD, « Universal Media Disc » - souvenez-vous de ce nom, c’est sans nul doute le format du futur. Loa Bzzt din bzzt g bzzt bzzzzt…
Malheureusement, au-delà des King’s Field Additional, du Sora no Kisek’ annuel, et de quelques machins obscurs ici ou là, on ne peut pas dire que l’on nous ait servi beaucoup de potage pour accompagner les croutons.

Dans ce contexte un peu morose, Crisis Core est un petit évènement car c’est finalement l’un des rares gros titres, ambitieux, spécialement développés pour cette machine. Ce n’est pas une compile, ce n’est pas un remake, c’est un programme original prenant place dans l’univers de Final Fantasy VII, sept ans avant l’épisode PSOne qui reste à ce jour (et restera probablement pendant encore un bout de temps) le plus populaire de la série.
Pour le pitch, et en une phrase : le joueur dirige Zack, apprenti des forces d’élite de la Shinra, qui va petit à petit gravir les échelons de la hiérarchie mais qui va surtout se rendre compte que les agissements de la compagnie ne sont pas toujours super réglos, quitte à se mettre à dos ses anciens compagnons d’arme.

Inutile de dire qu’il aurait suffit d’un gros macaron « La préquelle de FFVII » collé sur une jaquette de Sephiroth pour que Crisis Core se vende par camions. Heureusement, Square Enix avait cette fois autre chose à offrir que du fan-service bas du front, le résultat étant au final plutôt respectable pour une aventure portable.
Evidemment certaines références ou clins d'oeil sont pour le moins farfelus mais dans l’ensemble l’histoire se tient relativement convenablement, sans (trop de) grandiloquence ou de caresse superflue, malgré un dernier quart poussif qui -comme d’hab’- se prend les pieds dans le tapis. Mais plus que dans l’histoire à proprement parler, le plus important résidera dans la relation entre les quatre compagnons d’arme, entre amitié, honneur, fatalité et devoir. Pas évident de faire passer ce genre de feelings quand tous les personnages sortent d’une usine de Makomoulage nomuresque et non d’une usine de mako comme le scénario voudrait nous le faire croire, et pourtant le résultat m’a paru assez juste, quitte à ce que les poseurs me jettent des cailloux. Remarquez, ils auront probablement raison puisque, ayant fini FFVII PSOne il y a dix ans et ne me rappelant grosso-modo plus de rien si ce n’est du chocobo qui marche sur l’eau, je ne risquais pas franchement de me sentir trahi ou sali par un éventuel arc scénaristique ne respectant pas le script original.

Une chose sur laquelle tout le monde sera d’accord par contre, c’est que le point fort de Crisis Core réside dans sa réalisation graphique, dans ce qui se fait de mieux sur PSP au côté de titres comme Monster Hunter. Que ce soit la 3D temps-réel ou les CG, c’est de la très haute volée pour une portable. Sans compter que l’écran biométrique de la PSP qui prend les empreintes digitales mieux que quiconque ne fait qu’amplifier la qualité du rendu.

A contrario, l’équilibre du système de jeu est à revoir dans les grandes largeurs. Pour faire simple, disons que la majorité des features est très mal implémentée… quand elle ne sert pas tout simplement à rien. L'exemple évident est bien sûr la déjà fameuse roulette (qui fonctionne à base de « Special Points » dont je n'ai toujours pas compris l'utilité) qui balance les invocations aléatoirement en plein combat : rien de mieux que d’invoquer Bahamut pour faire cuire un ladre à 10 HP, ou de lancer une régénération quand on est déjà à bloc, surtout que les cut-scenes non-CG ne sont pas skipable (pas sûr que ma grand-mère comprenne cette phrase). Autre exemple : la fusion de Materia n’est absolument pas incitée, et ne sera donc approfondie que par les joueurs désireux d’explorer les soporifiques et redondantes trois cents missions annexes (le seul endroit où trouver des items rares…).
Le résultat de tout ce gloubiboulga, c’est que l’on fout les MP/AP/SP et autres à-côtés au placard pour se contenter d'une Buster Sword amplement suffisante pour tracer tranquillos pendant les 15h de couloirs qui nous attendent.

Magnifique et bénéficiant d’une certaine carrure mais aussi d’un système de jeu en toc, Crisis Core aurait sans doute fini au trou illico s’il était sorti sur PS2. Sur portable, ce n’est plus vraiment le même film et on se surprend à apprécier un tel spectacle entre deux stations de métro, surtout sur un support qui manque de titres de cette envergure.
Davantage au point techniquement que ludiquement, il reste une aventure nostalgique à tenter pour les possesseurs de PSP, mais principalement dans une optique de pur benchmarking, histoire de prendre acte de ce que la machine a dans le bidon.

05 octobre 2008

Nostalgeo no Kaze (DS)

Le site de Nostalgeo no Kaze a été mis à jour avec la présentation d'une nouvelle ville côtière et de la tour de Babel. C'est évidemment tout aussi parfait que ce qui nous avait déjà été présenté jusque là.
Un bonheur ne venant jamais seul, les premières éditions pourront être honorées avec un sketch-book et un CD audio de chez, excusez du peu, T's Music. Les fans de l'époque sacrée sont en transe, et on les comprend.
Le jeu (déjà surnommé "Le sauveur") sort dans un mois seulement, au tag rondelet de 5800¥. On peut raisonnablement penser qu'il les vaudra jusqu'au micron.