12 juillet 2008

Nekketsu Kôha Kunio Kun (PS2)

Tinlintintinlintintinlintintin tin tin ; c’est par ce jingle que commençait chacun des quatre niveaux de Renegade, une des disquettes sur laquelle j’ai passé le plus de temps sur mon CPC, débordant jusqu'à l'indigestion de visuels gras et colorés comme seuls le mode 0 et le beurre de cacahuètes pouvaient en offrir. Miam.
Pas surprenant donc de trouver un topo sur « la version originale PlayStation 2 » (va comprendre Charles) dans ces pages, et assurément une preuve de plus que ce blog (yo) est tenu par un vieux con qui tourne en rond.

Quand je parle de « version originale », ce n’est pas de la blague puisque ce n’est pas Renegade Monsoon que l’on retrouve ici mais la version japonaise qui lui a servi de modèle, à savoir Nekketsu Kôha Kunio Kun Durch den Monsun, grosso modo le même jeu mais avec le sympatoche Kunio et sa bande de furyos furieux. Et ce n’est même tellement pas de la blague que c’est tout bêtement le code original qui est ici émulé, avec le ROM-check au démarrage et tout le tralala. Un état de fait qui ne surprendra pas les fanatiques de Hamster, mais toujours utile à préciser pour ceux qui débarquent et s'attendaient à un relooking galopinesque. A noter quand même le rajout vite fait d’un petit menu permettant de modifier le nombre de vies et le niveau de difficulté…
A première vue, ça nous fait donc une facture de 2000¥ pour seulement 832 Ko, c'est à dire une belle entourloupe.

Heureusement, en ces temps de bataille du pouvoir d’achat, sachez que vous pouvez compter au moins autant sur moi que sur Michel-Edouard. Ma première technique pour vous rassurer sera donc de changer l’échelle de conversion : plutôt que ce peu flatteur « 2000¥ pour seulement 832 Ko », je vous annoncerai donc « seulement 0,0024¥ pour un octet ! ». Tout de suite, ça paraît plus séduisant.
Quant à ma seconde technique, nettement plus imparable et connue de tout bon minet sortant d’école de commerce, ce sera celle du goodies, du bonus quoi. B*O*N*U*S comme diraient Bub et Bob. C’est aussi accessoirement ce qui fait toute la valeur ajoutée de la gamme Oretachi Game Center. En plus du CD-ROM, on trouve en effet inclus dans la boîte différents petits documents décrivant plus en détail le jeu, ainsi qu’une cardass (©1995), un mini-DVD « superplay » et, fin du fin, un mini-CD audio d’OST. Si ça c’est pas la super classe, je ne sais pas ce que c’est.

Pour la peine, histoire de fêter le début de l'été et ses rythmes chauds, je vous l’ai même ripé rapidos (ici), ce CD. Bon par contre c’est fait à la cochonou hein, donc pas taggé, mais en guise d’excuse miteuse on pourra dire que les fans n’en n’ont pas besoin et reconnaîtront d'eux-même ces musiques radicalement cultes. A noter que les deux dernières sont des remix, notamment un « House eJay Remix » qui laisse imaginer la portée de l’arsenal musical dont dispose le studio derrière tout ça.

Si avec ça je ne vous ai pas convaincus que vos 2000¥ seront chaudement investis en optant pour ce Kunio là, je ne sais plus quoi faire. Peut-être vous préciser quand même que le jeu est de son côté toujours aussi royal, sorte de brouillon archi-luxueux avant l’apogée du genre, à savoir Double Dragon du même développeur, dont j’ai déjà dû faire l’éloge quelque part dans ces pages.
Et même si perso j'ai une affectation particulière pour Renegade puisque c’est la version que j’ai découverte en premier et sur laquelle j’ai tous mes souvenirs (la grosse Bertha, le bug qui transformait les balles du dernier boss en gouttes de sang, …), cette Kunio SP Edition fait le boulot sans problème et permet de (re)découvrir cette perle sous un autre angle, avec la dose de goodies qui va bien. Autant dire que c'est déjà pas mal.

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