10 mai 2008

No More Heroes (Wii)

Oui vous êtes sans doute en face du 4308ème blabla sur No More Heroes depuis la création d’Internet. Enfin si comme moi vous n’en n’avez lu aucun et êtes tombé sur ce jeu un peu par hasard, ça ne devrait pas trop vous chagriner.
Dans la mesure où j’imagine que tout a déjà été dit dans les 4307 topos précédents, je me contenterai d’un rapide avis qui n’engage que moi et qui n’intéressera donc personne, si ce n’est peut être le jeune qui s’apprête à débourser vigoureusement 60 euros dans ce machin.

Difficile de ne pas penser à Rent a Hero (et aux Stranglers) lorsque l’on aborde No More Heroes, les points communs étant nombreux, sans même compter la ressemblance dans le titre. Pourtant, là où RaH était un jeu bricolé avec un amour total pour un résultat merveilleux, NMH hérite lui de toutes les tares apparues durant les 16 années qui séparent les deux titres. C’est pas de sa faute j’ai envie de dire, mais un peu quand même.
En
l’occurrence, si vous êtes un lecteur assidu de ces pages vous aurez remarqué que j’avais déjà été en contact avec Suda51 via Contact, avec un succès à peu près comparable à la qualité de ce jeu de mots. Malheureusement, ce n’est pas cette fois encore que je vais comprendre toute la portée artistique du bonhomme puisque No More Heroes fait de nouveau office de grosse tarte à la crème pas toujours très digeste. Certes c’est justement sa raison d’être que de constituer une sorte de All Star Game de la culture otaku, mais le propos est servi avec tellement peu de finesse et de spontanéité que l’on ne peut s’empêcher de s’imaginer les développeurs dans leurs bureaux en train de check-lister méthodiquement, quasi mathématiquement dirais-je même, tous les éléments qui feront tiquer l'internaute idiot habitué aux « OMG » et autres « copié-collé de GAF ».

Bon, c’est pas la catastrophe non plus hein, la preuve je l’ai fini. En fait, ce qu’il faut simplement retenir c’est que les boss sont excellents (surtout le 5ème). La mise en scène est top, certaines répliques bien senties ; dans le ton des meilleures ordures croisées par Solid Snake.
Du coup, même si ce qu’il y a entre chaque boss est plutôt répétitif à pleurer (et ces musiques, à rendre fou tellement elles tournent en boucle...), on a quand même envie d’avancer pour voir à quoi ressemble le prochain. En tout cas personnellement, c’est ce qui m’a motivé. Ça, et collectionner les T-Shirts rigolos bien sûr.

No More Heroes est donc un boss-battle game idéal à se faire prêter, histoire de le finir tranquillos pour pas un rond. Et cabotin comme c’est pas permis, c’est aussi la preuve officielle que Suda51 est bien le Pierre Arditi du jeu vidéo.