08 avril 2006

Far East of Eden II - Manji Maru (DS)

Certes, le terme "1ères impressions" est un peu tirée par les cheveux pour un titre qui en est -déjà- à son second remake. D'ailleurs, le terme "remake" n'est pas approprié non plus puisqu'il s'agit davantage d'une simple conversion de la version PC Engine que d'autre chose.
Voilà donc deux mauvaises formulations en deux phrases, joli coup.


La qualité intrinsèque du jeu étant évidemment au dessus de tout soupçon, toutes les interrogations se portaient plutôt sur la fidélité de la conversion ainsi que sur les éventuels ajouts proposés par cette mouture DS, succédant quand même de
14 années à l'original.

Bon, l'objectif de ce blog étant justement d'être concis et de ne pas en raconter des tartines, je vais me permettre d'être clair : le jeu est à 99% une copie-carbone de la version NEC. Autant dire du bonheur en barre.


Deux~trois infimes détails ont été altérés (remplacement du svastika lors de l'intro, quelques modifications de bruitages, ... bref du lourd), mais pour le reste c'est du tout bon, on retrouve l'intégralité du Super CD-ROM² culte dans cette minuscule cartouche DS. Les scènes animées, musiques et voix digitalisées sont en particulier parfaitement reproduites.
Comble du luxe, on bénéficie même d'un meilleur confort de jeu grâce à l'absence totale de loading et à l'utilisation du deuxième écran pour afficher au choix la feuille de personnages, la carte d'un village, la carte générale du monde, ou la carte de chaque région. Cette dernière ne mentionne que les villages et non les donjons ou repères de Tengus, mais c'est déjà largement suffisant.
L'emploi du stylet pour se déplacer ou pour combattre est de son côté une belle perte de temps, mais ça tout le monde le savait déjà.


Il y aura toujours des grincheux pour crier à la flemmardise et ronchonner contre l'absence de ravalement de façade mais, de vous à moi, ceux qui ont touché à la version PS2/GC savent à quoi on a échappé.
En l'état, on a juste un jeu quasi-parfait dont le travail sur l'équilibre n'a que rarement été tutoyé depuis. Alors si en plus il est désormais praticable en train ou en sous-marin, le casque vissé sur les oreilles, excusez moi, mais difficile de faire la fine bouche.

En 1998, j'écrivais : "l'un des cinq meilleurs jeux de ces dix dernières années".
En 2006, je m'autorise le time-extend : l'un des cinq meilleurs jeux de ces quinze dernières années.